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Magazine d’octobre 2019

Journal du 9 septembre 2019


Agen. Comment devient-on pilote ?

La Dépêche, le 02/08/19
Mélangez une célèbre marque de chewing-gum, un campus à l’américaine et le film Top Gun et vous atterrissez à Airways college. Dans les murs du campus agenais, tout le monde porte l’uniforme de pilote. «Il n’y a pas que l’aspect technique dans notre formation, le port de l’uniforme en fait partie».

Nous nous sommes rendus au Passage, en bordure de l’aéroport Agen-La Garenne, dans cette école pour pilote. Une des plus grosses de France. Un autre fleuron de l’Agenais, peut-être encore méconnu de sa population. Plus de 180 élèves y suivent une formation qui les amènera à piloter tout type d’avions, comme pilote de ligne, d’aviation d’affaire ou instructeur. L’occasion de dépoussiérer quelques idées reçues.

D’abord, les études ne durent que deux ans. Intenses certes, car les apprentis n’ont droit qu’à deux petites semaines de vacances par an. «Il faut beaucoup de motivation», sourit le directeur général, Sylvain Goumain. Mais depuis plusieurs années, ce secteur est en plein boom. Par le départ en retrait de la génération papy-boom d’une part. Par l’émergence des compagnies low-cost, gourmandes en pilotes. Il y a encore quelques années, Airways accueillait une cinquantaine d’élèves. Ce nombre devrait être porté à 400 d’ici peu.

Ensuite, pas besoin d’avoir 10/10 à chaque œil (c’est le cas dans l’armée en revanche). Si les verres ou lentilles correcteurs permettent l’équivalent, il n’y a pas de contradiction. Pas besoin non plus d’être bardé de diplôme. L’école est ouverte à Bac 0, la limite d’âge à 17 ans.

Mais alors, qu’est-ce qui fait un bon pilote ? «Safety, répond du tac au tac Patrick Marquant, le directeur des études. Cela comprend être calme en toutes situations, avoir du bon sens, et penser sécurité avant tout.» Tel est le sens de la formation portée par cette entreprise autorisée, qui suit scrupuleusement le cahier des charges de la DGAC (direction générale de l’aviation civile). «Pas de pilotes casse-cou, mais qui sauront respecter le matériel, les règles de vol et surtout la sécurité et le confort des passagers.» Car le but de cette formation est de devenir un pilote commercial, comprenez rémunéré. Pas un pilote loisir.

En 18 mois de cursus, les élèves doivent valider 14 modules théoriques allant de la météorologie, aux règles de l’air (le code de la route du ciel), en passant par la mécanique des moteurs d’avion. «C’est général, mais chaque module est poussé». Airways college veut développer sa marque, sa renommée. Déjà 4 000 pilotes sont sortis de l’école agenaise. Vous avez déjà certainement volé avec l’un d’eux.

Cette excellence passe aussi, et surtout, par la pratique. Bien évidemment. L’école n’hésite pas à demander plus à ses élèves que le strict minimum imposé. 230 heures d’avion et 100 heures de simulateur de vol (les élèves n’hésitant à les utiliser en sus pour se perfectionner). L’exigence minimale pour décrocher le précieux sésame, l’EASA, un certificat européen, reconnu dans le monde entier. Dans le cursus, des formations complémentaires sont intégrées, permettant au pilote de sortir avec un panel de compétences complet. Enfin, il est possible de choisir une formation qui comprend un semestre aux Etats-Unis, en Floride.

Enfin, le dernier test, consiste à une sortie de 540 km en solo. Soit un Agen – La Rochelle – Limoges – Agen. Mais presque une broutille à ce stade de la formation. Nous avons observé quelques élèves décoller. Briefing avant le vol avec l’instructeur, contact avec la tour de contrôle de l’aéroport, décollage impeccable, debriefing. Tout pro, tout «safety».
https://www.ladepeche.fr/2019/08/02/comment-devient-on-pilote,8342891.php

Auch. Deux écoles qui forment les pilotes se sont installées sur l’aéroport

La Dépêche, le 09/07/19
Encore une bonne pioche pour l’aéroport d’Auch : deux écoles formant au métier de pilote de ligne sont désormais installées sur le site !

Ainsi depuis quelques semaines déjà, Andorra Aviation Académy et Airways College ont ouvert une antenne auscitaine et dispense des cours à des «élèves» venus de toute l’Europe. L’activité de ces deux écoles devrait se renforcer considérablement dès septembre. Mais, tout est bien sur les rails… Pardon : sur le tarmac !

Pour s’en assurer, Stéphane Larrieu, un Bordelais qui a fondé Andorra Academy voilà quatre ans, et Sylvain Goumain directeur général d’Airways College, viennent régulièrement sur le site. Stéphane explique : Notre société compte une quinzaine de personnes dont 12 instructeurs. Nous formons de futurs pilotes de ligne de «O» à la licence professionnelle.
«Notre société existe depuis 32 ans et nous sommes une cinquantaine, indique pour sa part. Nous sommes installés à Agen, Nîmes, Cholet, et désormais Auch où quatre à cinq instructeurs interviennent pour conduite au PPL (Private Pilot License : licence de pilote privé), et pour la phase dite «mûrissement». L’aguerrissement au pilotage.» Et de préciser : «ici nous réalisons les fondations. Nous sommes dans le lieu idéal, un univers privilégié pour cela. Un vrai cocon. Les élèves devront ensuite passer ce que l’on nomme le CPL : Commercial Pilot Licence.»
«Effectivement, la géolocalisation d’Auch est parfaite pour nous. Nous nous trouvons sur un espace aérien assez inhabité mais très proche de deux espaces surchargés, ajoute Stéphane Larrieu. Nous pouvons donc confronter nos élèves à des situations d’aéroports très chargés.»
«Un pilote, une fois muni de son CPL, peut travailler partout dans le monde, signale Clément Biran, instructeur. Petite précision : il pourra sur l’avion pour lequel il a obtenu sa qualification. Chaque avion requiert en effet en plus une qualification spécifique. Elle est, la plupart du temps, réalisée par la compagnie qui emploie le pilote ou veut le recruter.»
Et Sylvain Goumain d’en profiter pour relever : «Car, si le coût de la formation peut interroger, elle reste d’une part à comparer avec les autres écoles, genre Essec ou autre… Et, d’autre part, il faut considérer le retour sur investissement. Les salaires sont, très rapidement, très intéressants.» «Ajoutons à cela qu’un pilote est sûr de trouver de l’emploi complète Stéphane. Il faudra en effet former 790 000 pilotes sur 20 ans, soit 7 300 par an en Europe sur 20 ans. Or, la capacité de formation actuelle en Europe n’est que de 1 000 par an ! sachant qu’il y aura 8 millions de passagers en 2037 contre 4 aujourd’hui.»

Le chiffre : 6
mois > de formation. Les futurs pilotes qui intègrent l’une des deux écoles à Auch vont en effet être sur site durant 6 mois avant de pouvoir prétendre obtenir le PPL et entrer en phase de mûrissement.… qui permettra de les préparer à la formation pour l’obtention du CCL. Total : entre 20 et 24 mois de formation.

Des contraintes
Qu’on se le dise : il ne faut absolument pas avoir un œil de lynx, un look à la Tom Cruise, et un QI d’Eisntein pour devenir pilote de ligne. Par contre, question condition physique, il faut évidemment être en «cannes» un minimum. Il ne faut pas présenter de problèmes cardiaques, ou être sujet aux épilepsies… Des tests physiques sont réalisés par un centre médical agréé dont un se trouve à Toulouse. Quant aux mathématiques et au QI, rien n’est rédhibitoire. Le niveau Bac et une appétence pour le sujet concerné peuvent suffirent. Il faudra de toute façon être passionné et bûcher avec de la rigueur… mais aussi pratiquer l’anglais sans difficultés. Par contre, l’autre contrainte s’avère financière : la formation selon l’école, coûte entre 85 000 et 100 000 € (nourris, logés).
https://www.ladepeche.fr/2019/07/09/deux-ecoles-qui-forment-les-pilotes-se-sont-installees-sur-laeroport,8303514.php

 

Des pilotes Ivoiriens formés à Agen

Sud Ouest, le 10/07/2017
On le sait peu, mais l’école de pilotage Airways College est l’une des plus réputé sur le continent européen. Installée depuis trente ans aux abords de l’aéroport d’Agen-La Garenne, l’école forme des pilotes de ligne grâce à ses 12 avions et cinq simulateurs. Mercredi dernier, ce sont 15 pilotes ivoiriens (14 garçons et une fille) qui ont reçu leurs certificats d’achèvement après près d’un an de formation. ” Les élèves ont eu dix mois de formation théorique à Yamoussoukro où nos instructeurs se sont réguliérement déplacés. Ils sont arrivés à Agen au mois d’août 2016 pour la formation pratique, d’abord sur des simulateurs de type Airbus, avant de voler sur des avions monomoteur. Ensuite, ils refont une formation sur les simulateurs d’avions plus puissants avant de voler sur nos avions bimoteur “, explique le directeur d’Airways College, Michel Druet.

Après une dernière formation sur la préparation d’un avion en équipage, les élèves ont repris la route de la Côte d’Ivoire où ils exerceront le métier de pilote de ligne sur des A320 ou DASH 8 de la compagnie Air Côte d’Ivoire. Si l’école agenaise reçoit régulièrement en formation des pilotes venus de toute l’Europe et des DOM-TOM, les stagiaires venus des autres continents sont plus rares. ” Nous avons formé des pilotes congolais il y a trois ans mais c’est la première promotion d’Ivoiriens que nous recevons “, ajoute l’ancien commandant de bord Michel Druet. Egalement implantée à Nîmes, Airways College possède son siège social à Agen où elle emploie 25 salariés, dont une dizaine d’instructeurs aguerris, et affiche 100 % de réussite aux examens. Réputée pour la qualité de sa formation, l’école de pilotage agenaise compte des anciens élèves dans toutes les compagnies du monde et propose différentes formules. ” On forme des débutants comme des pilotes plus chevronnés avec des instructeurs spécialisés et nos formations se font en anglais. Il y a également la possibilité de faire la formation théorique à distance. ” Préparant un nouveau module, avec des formations sur le droit du travail en aéronautique ou la rédaction d’un CV, pour faciliter l’embauche des stagiaires dans les compagnies aériennes, l’équipe d’Airways attend les candidats pour sa prochaine rentrée programmée le 18 septembre, en rappelant qu’un niveau bac suffit pour accéder à la formation.
https://www.sudouest.fr/2017/07/10/des-pilotes-ivoiriens-formes-a-agen-3604072-3603.php

Lot-et-Garonne : à l’école des pilotes d’avion, la demande décolle

Sud Ouest, le 25/07/2019
Airways Collège, basé au Passage-d’Agen, forme une centaine de pilotes pour répondre aux besoins croissants des compagnies aériennes.

Si les besoins en pilotes des compagnies aériennes suivent des cycles fluctuants, la période actuelle est sur une pente ascendante, et elles recrutent même à tour de bras pour tenir les manches à balais. Une tendance qui s’explique par plusieurs facteurs : la hausse croissante du trafic aérien, des billets aux prix plus abordables, voire bradés, et une pyramide des âges qui va obliger les professionnels en fin de carrière à passer le témoin.

Une situation extrêmement favorable pour Airways Collège, école de formation située au Passage-d’Agen, à la lisière de l’aéroport, qui voit s’allonger la liste des candidats à l’envol.
Une embauche massive

« Les compagnies aériennes font face à un manque criant de pilotes de ligne, et il faudrait en former 255 000 sur la période 2017–2027, soit 50 000 par an. Or, nous sommes encore loin de ces standards, puisque les écoles forment environ 20 000 pilotes par an en ce moment », explique Mathieu Potié, directeur de la communication à Airways Collège et lui-même apprenti pilote.

« La moyenne d’âge des pilotes est aujourd’hui de 50 ans, et l’Asie du Sud-Est est sujette à un boom démographique sans précédent, ce qui entraîne une hausse considérable du trafic aérien. Les compagnies y embauchent massivement de nouveaux pilotes. »

Cette explosion de la demande, particulièrement sensible depuis trois ans, intéresse donc de près l’école lot-et-garonnaise, créée il y a 32 ans sous le nom d’Airways, et devenue en 2013 Airways Collège, qui possède des sites satellites à Chollet, Nîmes et Auch.
Sud Ouest

« Nous formons une centaine de pilotes chaque année, sur une durée d’environ deux ans. Les bases extérieures à Agen permettent d’étaler les effectifs, et aussi, en début de formation, quand on ne sait pas encore voler aux instruments, d’atterrir ou de décoller hors du brouillard garonnais… »

‘Il n’est pas nécessaire d’être excellent en maths : c’est surtout un métier pratique’

Les élèves ont en général entre 17 et 35 ans, certains sont en reconversion professionnelle ou bien viennent entamer une carrière juste après leur BAC, « et contrairement aux idées reçues, il n’est pas nécessaire d’être excellent en maths : c’est surtout un métier pratique », assure Mathieu Potié. Enfin, s’il y a encore peu de femmes (10 %), 30 % des élèves viennent des DOM-TOM, et une vingtaine d’étudiants est hébergée sur le site même.
5 000 euros mensuels

Deux formations principales sont dispensées au Passage-Agen, « AIR », et « UP », cette dernière étant élargie à un stage de six mois à Sarasota, en Floride. On commence sur un petit avion comme le monomoteur TB9, afin d’obtenir une licence de pilote privé. Il s’y ajoute une formation théorique de dix mois. Puis on passe à des avions plus gros, bimoteurs, où l’on apprend à piloter aux instruments, de nuit ou par mauvais temps par exemple. La dernière phase s’effectue sur des simulateurs, dont l’un permet de s’entraîner à travailler en symbiose avec un copilote.

Lorsque l’élève aura achevé sa formation à Airways Collège, il devra encore, après avoir été embauché par une compagnie ou une entreprise, passer une « qualification type » (QT) l’autorisant à piloter l’avion spécifique sur lequel il sera amené à voler (1). Et, selon Mathieu Potié, « un élève compte généralement six mois pour trouver un travail, après sa sortie de l’école. Certains sont recrutés par Hop !, Easy jet ou Ryanair, ou bien par des compagnies d’affaires. Ces dernières demandent d’être davantage disponible, de réagir au pied levé ».

Enfin, il faut savoir qu’une formation coûte cher : 99 000 euros pour « AIR », et 115 000 euros pour « UP ». « Mais beaucoup d’élèves font appel à des prêts étudiants, et le coût n’est guère éloigné d’autres formations, comme pour des écoles d’ingénieurs, selon Mathieu Potié. Sachant qu’on peut obtenir au bout d’un an un salaire mensuel de 5 000 euros… »

Il existe aussi chez Airways College une « formation modulaire », qui au lieu des deux années requises, « permet d’avancer à votre rythme », tout en étalant dans le temps la charge financière.

(1) Par exemple, pour travailler chez Ryanair ou Transavia il faut passer la QT Boeing 737, chez EasyJet ou Air France, la QT Airbus A320. Généralement, le coût de la QT est pris en charge par la compagnie aérienne, précise le site Internet d’Airways College.
https://www.sudouest.fr/2019/06/26/lot-et-garonne-a-l-ecole-des-pilotes-d-avion-la-demande-decolle-6378564-3603.php

 

DES FORMATIONS ATYPIQUES


Midi Libre, le 11/01/2019
Certaines formations ne viennent pas forcément tout de suite à l’esprit. Des étudiants rencontrés sur le salon partagent leurs coups de cœur pour des domaines allant du commerce spécialisé dans les vins et spiritueux au nautisme ou encore à l’aviation.

ARNAUD LANDRY, FUTUR PILOTE DE L’AIR « J’étudie chez Airways College, qui possède un centre à Nîmes, pour devenir pilote professionnel. Je peux devenir pilote de ligne dans des compagnies classiques ou accéder à d’autres métiers comme pilote d’affaires pour des clients privés. Je peux aussi choisir de faire de l’aviation taxi, dans les îles, de larguer des parachutistes, de faire de l’épandage agricole… Avec le diplôme de pilote, de nombreuses possibilités s’ouvrent à nous. »

 

Les futurs pilotes de ligne en formation, reportage de CANAL+ chez Airways College

Un reportage 📽 de CANAL+ dans notre école ! Le tournage à eu lieu le mercredi 20 juin 2018 à Agen ☀. Pour l'émission l'Info du vrai présentée par Yves Calvi.

Publiée par Airways College sur Vendredi 22 juin 2018